Le Mur de L'Atlantique

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 La forteresse Atlantique part I

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ORION

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MessageSujet: La forteresse Atlantique part I   Dim 12 Avr 2015 - 12:37

LA FORTERESSE ATLANTIQUE

Sans prétention, un petit article concernant l'édification du Mur de l'Atlantique en plusieurs parties. Bonne lecture.


Aperçu des évènements ayant contribués à l'édification du Mur de l'Atlantique

La conception et la réalisation de cette gigantesque ligne fortifiée appelée Mur de l'Atlantique fut longue et difficile.
Consécutivement à la victoire de l'Allemagne sur la France, l'armée du Reich savoure ses conquêtes en Europe et occupe toutes les côtes du Cap Nord aux Pyrénées. Face à ce déferlement des troupes ennemies, l'Angleterre se retrouve seule à continuer la lutte mais, affaiblie, elle ne peut se mesurer aux divisions allemandes qui menaçent son territoire. Cependant, Hitler, bien qu'assuré de l'état des forces britanniques, ne peut se permettre de laisser d'importantes troupes sur le front de l'ouest. Il envisage déjà d'ouvrir deux autres fronts, l'un en Europe de l'est et le second en Afrique du Nord, et espère bien gagner la confiance des anglais en jouant la carte de la diplomatie. L'échec est cruel et l'Allemagne met sur pied une vaste opération baptisée See Löwe (Lion de Mer), dont l'objectif consiste à organiser un débarquement de grande envergure sur les côtes de la Grande-Bretagne. Le programme est ambitieux car l'Allemagne ne possède pas la capacité nécessaire pour mener à terme une telle opération. La Kriegsmarine en effet n'est pas en mesure de fournir l'artillerie lourde indispensable pour appuyer les forces de débarquement.
Ce problème crucial est résolu par l'installation de batteries côtières  à longue portée dans le Pas de Calais, solution qui offre l'avantage de contrôler en même temps le trafic maritime dans la Manche. Dès le mois de septembre 1940 les premiers abris bétonnés (Dom Bunker ou abri cathédrale) commencent à sortir de terre, précédés de quelques semaines par l'ouverture d'importants chantiers visant à édifier un semblant de défense fixe sous béton. En peu de temps, la marine allemande installe quatre batteries lourdes dans le secteur de Calais-Boulogne, batteries sous casemates et canons sur rails augmentés de nombreuses pièces lourdes de calibre voisin du 170 mm. Ces ouvrages imposants comptent 14 canons lourds orientés vers l'Angleterre et le détroit (Channel).
-Batterie Lindemann 3 x 406 près de Sangatte,
-Batterie Todt 4 x 380 mm au sud du Cap Gris-Nez,
-Batterie Grosser Kürfust 4 x 280 mm,
-Batterie Friedrich-August 3 x 305 mm à la Trésorerie – Boulogne). Ce dispositif est revu à la hausse par l'apport de pièces lourdes de 280 mm sur voie-ferrée (ALVF).
L'Angleterre montre alors des signes de nervosité devant ce potentiel défensif déjà assez conséquent et installe à son tour de nombreuses batteries le long du Channel.
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Batterie Todt dans le nord de la France (BA)

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Port d'Ostende, préparatiion de l'opération See Löwe en juin 1940. Peinture sur cheminée d'un dragueur de mines (BA)

Le projet See Löwe est abandonné au cours de l'automne 1940 et le Reich, vers la fin de l'année 1941, s'inquiète du peu de défense sur le littoral Atlantique.
On voit alors s'élever les premières bases sous-marines et les premiers bunkers équipés d'armes lourdes. Cependant, Hitler redoute des actions de commandos contre ces bases d'acier et de béton, car les actions navales menées par les U-Bootes contre les convois britanniques deviennent de plus en plus inquiétantes. Il n'abandonne pas cependant l'idée d'un débarquement à grande échelle des alliés, quelque part sur le littoral, aussi doit-il envisager l'implantation de moyens défensifs d'une autre dimension pour assurer la sécurité des côtes. Les bases sous-marines alors en construction ne sont défendues que par les installations militaires occupées, et par des échelons d'artillerie légère, alors que le littoral norvégien et les îles Anglo-Normandes bénéficient d'une priorité absolue en matière de défense.

En fait, l'origine de l'Atlantikwall remonte au 14 décembre 1941, date à laquelle la première directive signée par Keitel mentionne l'édification d'une ligne de fortifications. Cette directive est suivie de plusieurs conférences dont la Directive n°40 de  mars 1942, véritable point de départ des réalisations allemandes dans le domaine des ouvrages fortifiés, et qui définit la part de chacune des trois armes dans l'aménagement des côtes. La classification des défenses se répartit de la manière suivante:
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Pièce d'ALVF de 24 cm Theodor Bruno en position de tir quelque part dans le nord de la France (BA)

Réalisation de nids de résistance (Widerstandnest) sans armes lourdes, et simplement constitués d'abris et de quelques ouvrages légers.
Construction de points-d'appuis (Stützpunkt) rassemblant un plus grand nombre d'armes sous béton ou en cuves.
Classement de zones fortifiées en Stützpunktgruppe,
Etablissement de secteurs défensifs autour des grands ports et des futures bases sous-marines, Verteidigungsbereiche.

Ce même mois de l'année 1942, le maréchal Von Rundstedt est nommé commandant en chef des forces à l'ouest. Ses nouvelles fonctions lui permettent de s'attaquer à la protection côtière, secteur sensible qu'il privilégie en portant ses efforts principalement sur les ports et certaines zones stratégiques, sur les indications de la Marine. Son poste de commandement est alors situé à St.Germain-en-Laye. Bien que fin stratège, Von Rundstedt juge qu'une défense complète risque d'engager un trop grand nombre d'unités, et il se cantonne dans son idée première qui consiste à défendre essentiellement les grands ensembles.
Les différentes directives accordent cependant la primeur à l'équipement en artillerie lourde des bases sous-marines. C'est là un travail énorme et les troupes de Marine y suffisent à peine. Il suffit de jeter un regard sur les abris sous-marins de Brest pour se rendre compte des énormes quantités de béton englouties. Ce travail est en outre compliqué par la défense des ports sur tous les côtés, y compris contre une attaque terrestre ou aéroportée. L'armée de Terre (Heer) est donc contrainte d'étudier elle-même des dispositifs défensifs, et de réaliser une défense côtière dans tous les secteurs intermédiaires.
Les nombreuses conférences présidées par Hitler à la chancellerie du Reich ont néanmoins contribué à l'étude d'une ligne fortifiée globale se rapprochant sensiblement du Westwall (Ligne Siegfried). Il estime que les alliés débarqueront en plusieurs points simultanément, débarquement précédé d'actions aériennes de bombardements et de parachutages sur les arrières. Le système défensif doit donc s'imposer aussi bien vers le large que vers l'intérieur des terres.
Malgré les divers chantiers en cours de réalisations sous la tutelle de l'Organisation Todt, il faut bien admettre que ce réseau de protection laisse de vastes zones d'ombre dans le système et tenter de combler cette lacune par la remise en question de ce système et la modification des plans établis jusque là. Le raid britannique lancé en 1942 sur Saint.Nazaire fut psychologiquement bénéfique et souligna les points faibles de la défense. L'opération menée conjointement avec un groupe de commandos, de vedettes rapides et un vieux contre-torpilleur bourré d'explosifs contre la forme écluse Louis Joubert, fut psychologiquement bénéfique et apporta la preuve qu'un système doté des moyens adéquats, serait capable d'empêcher des actions similaires dans l'avenir.  Quelques temps après l'affaire de St.Nazaire ce fut l'attaque de 5000 canadiens contre le port de Dieppe. Les pertes là encore furent élevées, 3300 hommes dont 900 morts côté canadien, et 600 tués chez les allemands. Cette nouvelle occasion manquée renforça l'idée de mettre tout en œuvre pour hâter les travaux de construction.
Le programme se résume de la manière suivante:
Les bases sous-marines doivent être défendues par de l'artillerie lourde et une ceinture fortifiée éloignée, afin de ne pas altérer les abris bétonnés face à l'artillerie ennemie,
Le stockage des vivres, du matériel divers et des munitions, doit être suffisamment important pour subvenir aux besoins des garnisons assiégées,
Tous les grands ensembles portuaires, y compris ceux ne disposant pas d'une infrastructure importante comme pour les bases sous-marines, sont à fortifier, de même que les îles jugées indispensables au trafic maritime de l'Allemagne.
En somme, une nouvelle perspective qui ne peut satisfaire Von Rundstedt car le front de Russie absorbe une trop grande quantité d'hommes, au détriment des troupes stationnées en France. Hitler est persuadé que tout va se jouer à l'ouest en 1944, et l'Allemagne se doit de renforcer dans les délais les plus courts, le potentiel de ses forces sur le sol français.

La nomination du maréchal Rommel à la tête du Groupe d'Armée B change la situation du tout au tout. Ce groupe est constitué pour la France de la VIIeme Armée cantonnée de la Loire à Cabourg, la XVeme Armée de Cabourg à Walcheren, et le 88eme Corps d'Armée aux Pays-Bas. Le Groupe B dépend cependant de Von Rundstedt commandant de l'OB West, l'aviation et la marine étant rattachées à l'O.K.W..
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Rommel et le général von Salmuth, commandant de la 15eme Armée, à Boulogne en mai 1944, (BA)

La façade nord de la France ne comporte à cette époque que 34 canons lourds installés dans le Pas-de-Calais et les îles Anglo-Normandes, et la plupart des batteries sont à ciel ouvert, sans aucune protection. Pour Rommel il est urgent de remédier aux lacunes du Mur qui devient la préoccupation majeure des Etats-Majors, et l'Organisation Todt doit décupler ses forces dans la construction des ouvrages et l'aménagement du littoral. Dès son arrivée sur le front ouest, il multiplie les inspections en commençant par le Danemark, pour finalement constater l'état pitoyable de l'Atlantikwall. Seules 4 zones paraissent défendues puissamment, le secteur de Narvik qui compte 80 batteries, la zone de Bergen alignant 34 pièces lourdes, le Pas-de-Calais et les îles Anglo-Normandes.

Fort d'une tactique qui consiste à livrer bataille sur les plages pour empêcher l'ennemi de pénétrer en profondeur dans les terres, il fait disposer des obstacles sur les plages, du hérisson tchèque au tétraèdre, plages couvertes par des casemates de flanquement agissant en enfilade et équipées de canons antichars. Les batteries à ciel ouvert reçoivent une carapace de béton armé et les artilleurs sont désormais sous le couvert d'abris passifs. L'installation de radars augmente les moyens de détection et les ouvrages sont protégés par des champs de mines et des réseaux de barbelés. La pose de mines contribue à consolider le dispositif. En novembre 1943, on peut compter sur 1,7 millions de ces engins dispersés depuis les côtes de l'Atlantique jusqu'à la Hollande. Non content des modifications apportées, Rommel est persuadé que la bataille se déroulera à proximité de la côte. Sa théorie réside dans le fait qu'il faut dès les premiers instants repousser l'envahisseur à la mer avant qu'il ne puisse établir de solides positions. Les divisions d'infanterie et les blindés stationnés près du rivage, pourront ainsi intervenir rapidement et efficacement aux premières heures du combat, et ce à n'importe quel endroit. Ce remaniement dans la disposition des divisions sur le théâtre d'opérations, permets selon une tactique calculée, d'apporter le complément indispensable aux ouvrages fortifiés et contre-balancer les faiblesses de la Marine qui ne dispose que de quelques torpilleurs et vedettes au Havre et à Cherbourg. Il en est de même pour la flotte aérienne dont l'efficacité à rivaliser avec des forces ennemies est d'une réalité évidente.
Von Rundstedt accepte en partie les plans de Rommel, notamment le principe d'une ligne fortifiée protégée par les divisions d'infanterie dont il dispose, mais il n'approuve pas l'utilisation des 10 divisions de Panzers, ni celle des 15 divisions mobiles demandées. Hitler se rend au raisonnement de Rommel et conserve néanmoins en réserve à l'O.K.W. 4 divisions blindées: La 1ere SS Leibstanddarte, la 12eme SS Hitlerjugend, la division Lehr et la 17eme SS. Le désaccord entre Rommel et Von Rundstedt n'apporte finalement que des déboires. Il n'y a que 3 divisions blindées qui sont cédées à Rommel, la 2eme, 116eme et 21eme Panzers. Les autres sont placées en position statique, dispersées le long de la côte et beaucoup trop loin à l'intérieur des terres.
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Utha Beach, pièce de 88 mm sous casemate, Wn 102 (US Army)

Avec le printemps de l'année 1944 le Mur ressemble enfin à une forteresse. Il n'en reste pas moins vulnérable et certains emplacements dénués de tous moyens défensifs. En Normandie, 27 batteries seulement sur 47 sont sous béton. Sur la façade est du Cotentin, un seul centre de résistance sur 42 est achevé. Dans des secteurs peu propices à un débarquement de grande ampleur, les moyens sont parfois hors proportion, comme à St.Malo où les éléments engagés sont trop nombreux par rapport à la configuration du littoral. La célèbre cité corsaire est transformée en camp retranché dépassant la limite du raisonnable, les écarts de marée et la vitesse des courants constituant un obstacle naturel contre tout débarquement.
A l'aube du 6 juin, sur un front de 1400 km qui s'étale de la Loire à la Hollande, le Mur comprend 9300 ouvrages. 6 millions de mines sont déjà posées. Malgré l'effort produit, une bonne partie des installations ne sont pas terminées. De nombreuses batteries ne possèdent toujours pas de protection adéquat ou, sur les instances des ingénieurs en fortifications, ont reçu tant de béton et d'acier que les embrasures limitent considérablement le champ de tir des canons. On s'est préoccupé au début d'un ennemi venant par la mer au détriment de la défense vers l'intérieur.
Dans le Cotentin,  Les batteries de La Pernelle et de Morsalines sont repliées à l'intérieur des terres à la suite des bombardements. L'ouvrage de St.Marcouf-Crisbecq (210 mm) et celui d'Azeville (4 x 105) sont cependant en mesure de prendre à partie les troupes débarquées à Utah, bien qu'Azeville soit à portée extrême. A l'ouest de la Vire, les canons de la pointe du Hoc sont également retirés et deux casemates seulement sont achevées. Les pièces de la batterie de Graye armée de quatre tubes russes ne sont même pas équipées pour le tir contre un but marin. A Riva-Bella même scénario, pièces à 5 km en retrait et bunkers inachevés.
Au Havre, la construction de bunkers pour 380 mm prévue dès 1942 sur le plateau d'Octeville, a été interrompue à la suite de la désorganisation des transports et des bombardements du 10 avril au 9 mai. Un seul canon sous tourelle est installé. A Cherbourg, l'édification de l'ouvrage du Castel-Vendon qui doit recevoir deux canons d'un calibre voisin du 340 (batterie Tourville) n'en est qu'au stade de l'ébauche. Seuls les puits qui doivent recevoir les tourelles blindées sont en cours de finition.
Nonobstant, les secteurs stratégiques comme les bases sous-marines, ont bénéficié de la priorité en matière de défense. A l'exception de Cherbourg et du Havre, les ports sont à présent défendus par deux batteries lourdes d'un calibre supérieur au 155 ou 170 mm. S'y greffent deux ou trois batteries  moyennes, 105 à 155 (généralement batteries divisionnaires), et de nombreuses batteries légères.

Implantation des batteries lourdes autour des bases sous-marines.

Forteresse de Brest – Batterie Graf Spee 4 x 280 Krupp à St.Mathieu-Le Conquet
Batterie de la pointe du Grand Gouin à Camaret, presqu'île de Crozon, 4 x  220 mm Schneider.

Forteresse de Lorient – Batterie Seydlitz, île de Groix, 2 tourelles de 203 mm (4 tubes)
Batterie de Plouharnel (Le Bégo), entrée de la presqu'île de Quiberon, 3 x 340 mm.

Forteresse de St.Nazaire – Batterie de Kermoisan à Batz sur mer, 2 x 240 sur voie ferrée,
Batterie de Préfailles (sud Loire), 2 x 240 à poste fixe.

Forteresse de La Pallice – Batterie Kora (île de Ré), 4 x 203 mm en tourelles bitubes
Batterie Karola, île de Ré, 4 x 220 en cuves.

Forteresse de Bordeaux – Batterie Muschel, 2 x 240 mm sous tourelles monotube,
Batterie du Verdon, 2 x 280 mm sur voie ferrée.

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Inspection de Rommel sur le Mur de l'Atlantique en 1943 (BA)

Les troupes à la disposition du maréchal Rommel, dans la région qui doit subir le débarquement, se composent de deux divisions, la 709eme sur la côte orientale du Cotentin, et la 716eme entre Orne et Vire. Ces deux divisions dépendent du 84eme Corps d'Armée dont le poste de commandement se situe à Saint.Lô. Il est lui même rattaché à la 7eme Armée dont l'Etat-Major se trouve au Mans. Les éléments médiocres de la 716eme sont confinés dans les défenses fixes, et les troupes d'élite d'une nouvelle division, la 352eme, sont placées dans les intervalles.
Trois divisions blindées, la 21eme qui se trouve près de St.Pierre-sur-Dives, la 2eme à proximité de Péronne, et la 16eme près de Senlis, sont placées sous le commandement de Rommel. Le dispositif est complété par la 12eme Panzerdivision cantonnée entre Bernay et Dreux, soit à douze heures d'intervention, et la Panzer-Lehr établie au sud de Chartres, à 200 km de la côte.

En régle générale, le tir des ouvrages permit quelques coups directs sur les navires et les troupes débarquées. Les festungs contribuèrent à retarder l'avance des alliés et ne se rendirent pour certaines qu'à la capitulation de l'Allemagne en mai 1945. Ce fut le cas des forteresses de Lorient et St.Nazaire.
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Coq sur Mer, 88 mm pak 43 en position (BA)

A suivre......L'Organisation Todt
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