Le Mur de L'Atlantique

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 Fortifications des années trente - Le cap Cepet

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ORION

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MessageSujet: Fortifications des années trente - Le cap Cepet   Jeu 11 Oct 2018 - 20:20

LA BATTERIE DU CAP CEPET




LA FORTIFICATION FRANCAISE DES ANNEES TRENTE


Principe de construction des batteries lourdes

Dans les années trente, l'armée française dispose pour la défense de son territoire de nombreuses batteries implantées aux points stratégiques du territoire, Ces batteries armées pour une bonne par la marine, ont fait l'objet avant leur implantation, d'études très poussées en matière de défilement, camouflage et protection.
Partant du principe qu'un ouvrage fixe construit en temps de paix est considéré comme "repéré" par un ennemi éventuel, les composantes de ces batteries se doivent d'être aussi peu visibles et se confondre au maximum dans le milieu environnant. Seuls ne dépasseront du milieu naturel du terrain, et ce dans des limites restrictives liées au potentiel de combat des ouvrages, que les pièces d'artillerie, leurs postes de direction de tir et les observatoires. Le camouflage devient de ce fait un élément majeur pris en considération lors de la construction des différents chantiers. Pour minimiser les risques de repérage, on privilégie dans la mesure du possible le camouflage en diminuant les ombres portées et les contours géométriques, la visibilité et le relief des édifices.Dans le domaine du défilement aux vues du large, une escadre ennemie à portée de tir d'une batterie côtière bien défilée, n'a que peu de chances de placer un coup au but direct sur une tourelle ou une pièce d'artillerie, le réglage des tirs, élément indispensable, est rendu extrêmement difficile par le défilement. L'ennemi doit donc obligatoirement utiliser l'aviation embarquée dont l'action peut-être contrecarrée par une défense antiaérienne appropriée. Un défilement artificiel est également obtenu par des nuages de fumée. En considérant les données ci-dessus, l'artillerie principale est installée sous tourelles doubles et l'artillerie secondaire généralement en encuvements. Les anciennes batteries sont adaptées au modernisme et font l'objet de transformations visant à les défiler et les protéger efficacement. Pour ce faire on utilise un parapet contre les coups directs venant du large et couvrant les canons, et un parapet à retour sur chaque aile contre les coups obliques et les tirs d'enfilade. Enfin on implante des "traverses" entre les pièces pour localiser les effets des projectiles. Sur l'arrière et en contrebas des plate-formes, la "rue du rempart" permet la libre circulation du personnel.

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Plate-forme d'artillerie typique avec son parapet de protection contre les coups directs venant du large

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Autre vue d'une plate-forme avec son parapet de protection (batterie de Tremet)

Dans les batteries nouvelles, chaque pièce est isolée de plusieurs dizaines de mètres et enterrée au maximum des possibilités dans un encuvement de forme cylindrique. Le parapet est alors soutenu par un "mur de genouillère", protection nécessaire pour résister aux coups directs. En effet, un obus de gros calibre pénétrant le parapet de protection, peut causer de graves dommage au sous-œuvre. Il faut donc apporter un complément de protection à la cuve, en tenant compte de la perméabilité du terrain aux projectiles. Ce mur de genouillère est réalisé en béton spécial de fortification d'une épaisseur variant de 1,00m à 1,75m pour un terrain classique, mélange de terre et de pierre, épaisseur suffisante contre les projectiles de 420 mm.Du côté exposé aux coups, c'est à dire vers le large, le mur de genouillère est prolongé par une chambre de détente aux gaz d'explosions, formée d'un matelas de pierrailles et de galets. Elle est généralement surmontée d'un tapis de sable mélangé à de la terre humide. La plongée, c'est à dire la zone supérieure du parapet, est recouverte d'une dalle d'éclatement en béton armée réalisée dans tous les secteurs de tir. Cette dalle à deux objectifs:
- éviter une dégradation de la plongée consécutive au souffle des pièces d'artillerie,
- empêcher la formation de fumée après les tirs.
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Les pièces d'artillerie sont espacées les unes des autres, batterie de l'Hève

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Grande digue de Cherbourg. Batterie exploitant le système des traverses. En avant des pièces, le mur de genouillère d'une grande longueur, offre une sécurité accrue contre les tirs directs

La dalle d'éclatement et le matelas de protection ne sont pas nécessaires pour les cuves construites en terrain dur comme la roche. Le mur de genouillère est alors réduit à un simple revêtement. Dernier élément de protection indispensable à la sécurité du personnel et du matériel, chaque pièce de la batterie doit comporter un blindage solidaire des éléments de la pièce et tournant avec celle-ci. Par ailleurs la nécessité d'effectuer des tirs au plus près de la côte, peut amener les constructeurs à réaliser les ouvrages sur une ligne de crête, afin que les canons puissent tirer en site négatif. Ce principe du tir négatif engendre nécessairement des modifications dans la réalisation des cuves, d'où l'obligation d'abaisser la hauteur du mur de genouillère dans la direction de la menace. Le canon est alors placé au plus près du mur, dans le secteur de pointage négatif, ce qui entraîne de relever parallèlement la hauteur de genouillère. Deux solutions sont envisagées pour le positionnement de l'artillerie:- le canon est excentré dans sa cuve,
- la cuve est formée de deux arcs de cercle concentriques de rayons différents.
Une dernière solution consiste à aplatir l'encuvement contre le matériel. Ces dispositions occasionnent nonobstant des effets néfastes pour une conduite des tirs correcte, car celle-ci devient impossible dans les secteurs arrières, ceux du côté opposé au secteur négatif, le côté terre.

Comme on peut le constater, la réalisation d'une batterie n'est pas une simple affaire, et les techniciens et ingénieurs de l'époque se devaient de prendre en considération dans leurs plans de construction tous les éléments liés à la défensive et à l'offensive, en rapport des objectifs prioritaires des ouvrages.
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Batterie de Tremet - Au fond, la ligne d'artillerie, pas de tirs séparés par des traverses (ici soutes à munitions)

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Annexe de Kerviniou. Ce que l'on appelle "la rue des remparts", allée située sur l'arrière des plate-formes de tirs et couvrant tout le système défensif, permettant la libre circulation du matériel et du personnel à l'abri des tirs du large


Les soutes à munitions.

Le stockage des munitions nécessite une protection particulière du fait de leur nature même et de l'obligation de pouvoir ravitailler les canons sous le feu le plus intense et ce, en toute sécurité.
En règle générale les magasins sont profondément enterrés pour profiter de l'épaisseur du terrain vierge et, lorsque l'enfouissement à grande profondeur ne peut être effectué, on diminue au maximum le relief des soutes qui sont dans ce cas réalisées en béton. Pour les ouvrages enterrés, le principe des galeries de mine est mis en application, procédé plus économique bien que les locaux doivent nécessairement faire l'objet d'un assèchement permanent.
Les batteries côtières sont approvisionnées en munitions selon une règle fondamentale qui consiste à établir deux centres de stockage, un premier armement situé à proximité immédiate des pièces (magasins des batteries de côte), un stock de ravitaillement qui est conservé en temps de paix dans les magasins des Directions d'Artillerie Navales.
L'artillerie principale des ouvrages dispose normalement de 90 coups par pièce pour le 340 mm modèle 1912, et 300 coups par pièce pour l'artillerie secondaire, à l'exception du canon de 75 modèle 1908 doté de 450 coups. Les obus en fonte à amorçage d'ogive type Marine et les obus à amorçage de culot (fusée Schneider) sont stockés amorcés. Pour les projectiles à amorçage par fusée détonateur percutante 24/31, ils sont emmagasinés désamorcés.
Pour les batteries nouvellement réalisées ou en voie d'achèvement, le premier armement est majoré de 10%, ce qui permets le stockage de munitions d'exercice en temps de paix et des munitions du stock de ravitaillement à la mobilisation. En cas de conflit tous les obus sont amorcés.
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Niches à munitions de première nécessité, de chaque côté des pas de tirs

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Construction bétonnée, magasin central de surface, soute à munitions


Approvisionnement.

L'artillerie principale des batteries côtières demande un approvisionnement en rapport avec la consommation des canons lors des tirs réels. Cet approvisionnement est organisé en fonction de la situation des pièces sur le terrain, de l'emplacement des soutes à munitions, du relief, du calibre des pièces etc... Il dépend également de la longueur du trajet qui existe entre les soutes et les pas de tirs. Chaque canon doit donc posséder à proximité immédiate la quasi totalité du stock de munitions qui lui est dévolu, en prenant en considération une valeur déterminée dans la phase des combats, soit une alimentation par tube évaluée à une heure de tir continu à une cadence calculée de moitié par rapport au maxima. L'apport des munitions en provenance des soutes s'effectue de plusieurs manières:
- par voie aérienne, mode de transport fréquemment employé, consistant à faire rouler sur un rail des chariots sur lesquels sont fixés, à l'aide d'un palan où d'un treuil, des lanternes à grilles articulées. Les mouvements de translation du chariot et ceux en élévation de la lanterne facilitent la manutention des obus de gros calibre.
- la voie Decauville de 0,40m ou 0,60m, avec rail de 4,5kg posée à même le sol, doit suivre dans la mesure des possibilités un plan horizontal, afin qu'un homme seul suffise à la traction du wagonnet. Toutes les courbes sont étudiées. Les rayons de giration ne dépassent pas les 4, 6 et 8 mètres. Dans certains cas où les rayons sont inférieurs à 4 mètres, la voie est équipée d'une plaque tournante. Ce système offre l'avantage de pouvoir, pour un homme normalement constitué, d'effectuer une poussée de 1000kg sur voie horizontale à une vitesse de 0,60m à la seconde.
- les monte-charges, ils sont utilisés en tenant compte de l'effort humain estimé à 25 ou 30 tours de manivelle par minute pour un développement de travail utile de 6 kmg par seconde. Afin de soutenir ce rythme, les manutentionnaires sont relevés toutes les 10 minutes.
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Soute à munitions de surface

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Parcs à munitions dans les magasins de surface



L'équilibre des poids morts est matérialisée par l'utilisation de monte-charges à deux bennes (une montante et une descendante), ou des norias continues. Pour une pièce de 138mm modèle 1910 en cuve de 8 m de profondeur et avec une hauteur sous voûte de 2m pour la soute à munitions, une ascension de 5m et une cadence de tir de 5 coups par minute, les munitions sont approvisionnées par un système de norias (la première réservée aux obus de 36,500 kg et la seconde aux douilles de 20 kg) qui nécessite la présence de trois servants pour les obus et deux pour les douilles. Avec un tel procédé, l'emploi de la mécanisation deviens plus que nécessaire, surtout pour les soutes profondément enterrées, d'où des systèmes ingénieux mettant en œuvre des groupes électrogènes facilitant du même coup le pointage des pièces de surface, les manœuvres de chargement et de culasse.Dans le cas d'une artillerie de calibre moindre, les manœuvres sont exécutées à bras, entraînant une diminution d'ascension des munitions. Le ravitaillement s'exécute alors de la manière suivante:
- un stockage en niches dans les encuvements,
- un stockage de réserve dans un magasin central à l'épreuve des bombes.
Pour les batteries d'artillerie lourde, le système de stockage à grande profondeur avec manutention électrique est adopté.

Les batteries côtières équipées de tourelles blindées de gros calibre vont ainsi recevoir une infrastructure bétonnée leur permettant une mise en œuvre rapide et efficace. Englobés dans un massif bétonné sont dorénavant regroupés les soutes, abris à personnel et usine de production d'énergie électrique. Pour les batteries secondaires et légères, le ravitaillement s'effectue en surface, c'est à dire avec des niches à munitions réduites à l'abri.
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Accès à une galerie sous roc. On notera au plafond le monorail aérien pour le transport des munitions

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Echelles latérales d'accès en surface. Au fond, l'emplacement d'une lanterne à huile

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Puits vertical vers la surface. Le transfert des munitions depuis la soute sous roc est réalisé par ce puits vertical le long duquel circule les nacelles chargées de munitions


A suivre.....
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ORION

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MessageSujet: Re: Fortifications des années trente - Le cap Cepet   Jeu 11 Oct 2018 - 20:45

Suite....


Application: un modèle type
LE CAP CEPET


Un port de guerre quel qu'il soit, nécessite une infrastructure capable, par des moyens défensifs importants, d'assurer au mieux la sécurité des unités navales qui lui sont rattachées. A Toulon la marine nationale envisage, dans la troisième décennie du XXeme siècle, la construction d'un ouvrage important couvrant une large zone maritime dans un rayon de 30 kilomètres. La construction d'une puissante batterie lourde est envisagée en tenant compte des facteurs liés à la protection, au défilement et au camouflage. L'ouvrage doit donc échapper à l'observation aérienne, magasins et ateliers divers placés à l'abri des bombardements aussi bien navals qu'aériens.
La rade de Toulon est protégée naturellement côté sud par un plateau rocailleux planté de pins et relié à la côte par une bande étroite et sableuse. A l'extrémité sud-est de cette presqu'île, le cap Cepet pointe son nez vers le sud et commande l'entrée de la rade. C'est sur cette presqu'île rocheuse (Saint-Mandrier) que la marine décide d'implanter une batterie sous tourelles dont les tubes sont issus des cuirassés de la série Normandie. 4 pièces de 340 mm modèle 1912, modifiées pour servir au combat terrestre (deux tourelles doubles), sont ainsi acheminées en 1935 sur le site de Cepet. Ces pièces prélevées avaient une portée initiale d'environ 16000 mètres, distance de tir insuffisante pour une batterie côtière de ce type. Grâce à certaines transformations, cette portée fut augmentée pour atteindre 35000 m. En réalité, le nom n'est pas bien approprié à la nouvelle batterie puisque les tourelles se situent en arrière, sur le plateau de Cavalas, le fort de Cepet se trouvant plus au sud à proximité de la pointe du Rascas, site qui sera privilégié pour l'édification du poste de direction de tir de l'ouvrage un peu plus vers l'est.
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La presqu'île de Saint.Mandrier qui ferme la rade de Toulon, avec les infrastructures actuelles du Centre d'Instruction Naval à l'emplacement de la tourelle C (cercle rouge)


L'implantation des deux tourelles dans un espace aussi restreint que celui de la presqu'île de St.Mandrier pose cependant quelques difficultés qu'il faut surmonter coûte que coûte. Lors de bombardements intensifs, les dégâts consécutifs à l'impact de projectiles sur un objectif déterminé occasionnent en général des dommages importants, voire irrémédiables aux installations voisines, si ces dernières sont situées à proximité du but à atteindre. Il convient donc de diviser le tir de l'ennemi pour le contraindre à attaquer deux cibles au lieu d'une. Pour l'aviation le problème est identique, morceler les assauts aériens. La seule parade pour obliger avions et bateaux à diviser leur tir consiste à éloigner les tourelles l'une de l'autre. Cette technique évite la concentration d'impacts sur un regroupement des canons, d'où une dispersion des projectiles sur une surface étendue, et par voie de conséquence, des coups au but limités. Les tourelles de Cepet sont donc largement éloignées l'une de l'autre. Les installations annexes, la machinerie, les soutes, le poste de direction de tir etc... sont profondément enterrés à l'abri de fortifications alliant le sable et le béton.
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Les deux sites des tourelles C et F en 1943

Afin d'acheminer le matériel nécessaire à la réalisation des ouvrages jusqu'au plateau de Cavalas, un tunnel d'environ 350 mètres est creusé depuis le côté rade de Toulon. La ligne de chemin de fer part du quai situé à proximité de l'ancien hôpital de St.Mandrier pour relier le site de construction, respectivement aux altitudes 42 et 60 mètres, tourelle "C" pour Caësar la plus à l'ouest, et tourelle "F" pour Friedrich à l'est. Chaque bloc est implanté profondément dans le sol, environ 15 mètres, et mesure 50 mètres de longueur pour 30 mètres en largeur. L'infrastructure des massifs comporte deux niveaux, protégés par une épaisseur de béton et de sable de 5 mètres. L'étage supérieur est principalement dévolu au personnel, latrines, sanitaires, quelques magasins, le logement des équipages, une infirmerie etc... L'étage inférieur abrite l'usine électrique (groupes), les locaux techniques, une chaufferie, un local de ventilation équipé de filtres et le système d'assainissement de l'eau pour le nerttoyage des tubes. Les parois extérieures ont également une épaisseur de 5 mètres et chaque étage comprend 5 alvéoles transversales de 17 mètres de longueur pour une hauteur de 3,50 m sous voûte.
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St.Mandrier, tunnel sud en 1944

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Tourelle C surmontée d'une pièce de 100 mm Mle 1897 pour le tir d'entraînement (SHM)

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Plan simplifié vu de dessus, revu d'après un dessin de T. Idzikowski

On accède aux blocs par une entrée principale en tunnel et par deux accès en escaliers. Chaque ouvrage est reliée par une galerie de circulation d'environ 400 mètres pourvue de trois puits débouchant en surface, galerie par laquelle transitent les circuits électriques et téléphoniques. Un tunnel collecteur des eaux axé vers le sud y est ramifié.Les installations annexes sont nombreuses, comme pour toutes les batteries lourdes, réseaux de tranchées, nids de mitrailleuses, batteries antiaériennes, baraquements en bois et abris tôle métro. Plus de 1500 personnes arment tous les ouvrages qui, outre tout ce qui gravite autour des tourelles, comprend également de nombreux points de défense annexes; au sud l'ancien fort de Cepet, au nord-est la batterie de la Croix des Signaux, vers l'ouest de la presqu'île le fort St.Elme, pour ne citer que celles présentent au sein de la presqu'île de St.Mandrier.
Chacune des deux tourelles est équipée en toiture d'une pièce d'artillerie annexe de 100 mm Mle 1897 sous masque avec deux objectifs; le premier pour l'entraînement des équipages afin d'éviter au maximum une usure prématurée des tubes de 340, le second à servir de section d'éclairage pour les tirs de nuit, bien que la portée extrême de ces canons ne dépasse pas les 14000 mètres. On imagine mal un tir d'éclairage réduit alors que les 340 peuvent intervenir à plus de 30 km. Cette distance est néanmoins diminuée la nuit par le manque d'éclairage.
100 mm Mle 1897:
Longueur tube : 5m
Angle de tir : -6 à +15°
Portée : 14000 m
Vélocité 760 m/s
Cadence de tir : 5c/minute
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Tourelle de 340 mm Mle 1912 à bord du cuirassé Lorraine, identique à celles qui équipaient Cepet dans les années trente

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Gros plan sur l'une des tourelles avec sa pièce de 100 mm en toiture (NA)

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Tourelle avec en arrière plan des abris en tôle métro

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La tourelle F. En A, réseau de tranchées et batterie antiaérienne. En B, on distingue quelques bouches de ventilation au-dessus de l'ouvrage. En C l'entrée du tunnel ferroviaire à l'arrière du bloc, quasiment obstrué par les bombardements. D, divers baraquements. E, bouches d'aérations de l'entrée ouest. F, accès ouest. G, accès tunnel est. H, maison détruit

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Ouvrage F, sas d'entrée, tunnel  issue principale ferrée  (F.Pauvarel - Inventaire général - Provence Alpes Côte d'Azur)

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Ouvrage F niveau 2, embase de la cuve de 340 et accès (F.Pauvarel - Inventaire général - Provence Alpes Côte d'Azur)

Les postes de batterie:

Ce sont en règle générale des constructions bétonnées ayant des vues très étendues sur le champ de tir, et qui portent le nom de "Poste de Direction de Tir - PDT". Dans la plupart des cas le PDT est implanté de manière à couvrir tout le champ de tir, mais il arrive que ce dernier ne puisse être couvert par une seule construction. On réalise alors des postes auxiliaires (PA), voir des observatoires de tir.
Lorsque la situation le permet le PDT est profondément enterré et réalisé sur plusieurs niveaux. Les éléments de pointage des canons sont calculés dans un "poste de calculs", vaste local n'ayant pas de vues sur l'extérieur. L'étage supérieur de l'ouvrage est le poste d'observation et doit être situé à une altitude suffisante pour permettre la vision de l'objectif, ainsi que l'observation des gerbes à la distance maximum de distance de tir des pièces. Pour éviter le pilonnage de l'ennemi, ils sont largement éloignés du secteur d'implantation des canons lourds, mais ceci dans des limites respectables afin que les inconvénients liés à la distance séparant l'artillerie de son poste de direction de tir, ne puissent entraver les données par des liaisons trop importantes. La distance maximum admise pour un PDT et les canons est de l'ordre de 700 mètres pour l'artillerie principale, 300 mètres pour l'artillerie secondaire. Ils sont parfois et selon le terrain et les objectifs à atteindre, protégés par des blindages offrant une utilisation des instruments d'optiques et périscopiques plus rationnelles. Avec une protection équivalente en béton armé, l'épaisseur de la toiture doit être 10 fois supérieure. Voici ci-dessous les épaisseurs des blindages à utiliser pour les batteries d'artillerie principale et secondaire:
300 m/m pour un PD à l'épreuve des projectiles de gros calibre et des bombes de 500 kg,
140 m/m pour l'artillerie secondaire.

Le PDT renferme également le cerveau de la batterie, c'est à dire le poste de commandement. Celui-ci est placé à l'abri des bombardements et des éboulements causés par le tir adverse. En surface les PD (Poste Directeur) et les PA (Poste Auxiliaire) sont de dimensions réduites, contrairement au poste de commandement dont l'appareillage nécessite des locaux assez vastes. Ces locaux sont construits en galerie de mine directement sous le PD de surface pour l'artillerie principale, et sous 16 mètres de terrain vierge et dense.

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A suivre....


Dernière édition par ORION le Jeu 11 Oct 2018 - 21:56, édité 1 fois
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ORION

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MessageSujet: Re: Fortifications des années trente - Le cap Cepet   Jeu 11 Oct 2018 - 20:59

Suite et fin.....


En règle générale le PDT comporte tous les éléments nécessaires à la conduite des tirs qui sont:-Le poste de calcul équipé normalement d'un conjugateur C Mle 1931 avec graphiques simplifiés de distance et d'azimuth, et parfois un écartomètre à plan de tir fixe. Il existe également des tables de recoupement.
-Une section transmissions avec appareils Siemens,
-Un PD avec indicateur de gisement C Mle 1929, lunette périscopique et inclinomètre périscopique.
L'observation sur l'extérieur des PD est matérialisé par des créneaux frontaux avec fenêtres de 0,20 m de hauteur s'obturant par un blindage léger mobile.
L'intérieur du local comporte une chambre rectangulaire de 4 x 3 m environ, dont les angles sont aménagés pour recevoir deux créneaux destinés à la lunette de l'appareil de mesure de la vitesse du but. Pour l'observation on utilise l'appareillage suivant:
-une jumelle périscopique réservée à l'officier de tir (ouverture en toiture),
-un indicateur de circulaire,
-un appareil de mesure de la vitesse de l'objectif,
-un télémètre monostatique de 4 ou 5 mètres de base installé sous capot tournant et sur l'arrière de la construction, où un télémètre à dépression à l'abri d'un local contigu au PD (Cepet utilise un télémètre à coïncidence S.O.M. de 5 mètres).
Le poste de calcul renferme lui aussi un appareillage spécifique organisé suivant la règle ci-dessous;
- à hauteur d'homme on trouve un indicateur continu (personnel debout) de hausse C Mle 1926, relié mécaniquement à l'indicateur de gisement par une transmission installée dans une rigole ménagée dans le sol. Cet appareil demande pour son fonctionnement la présence de 3 servants: un adjudant de tir (tachymètre et plateau-but), un servant à la distance, cadran de télémétrie et recalage du plateau-vent, un servant de calcul des hausses (bonds de hausse) chargé également du calculateur du correcteur.
- sur l'arrière du calculateur continu sont installés les téléphonistes, dont la fonction consiste à transmettre la hausse et la dérive aux pièces.
- sur les côtés de cet indicateur sont installés le calculateur du correcteur et celui de dérive (le personnel préposé à ces calculateurs est assis sur des petits bancs). Au-dessus du calculateur de dérive se trouve l'afficheur de dérive C Mle 1922. Sur la gauche le calculateur de parallaxe modèle 1925. Ces appareils sont placés sur des pupitres inclinés à 30°.

- sur un autre côté du local, le transformateur des écarts orientés est relié par téléphone au poste de réception T.S.F..
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Le PA (Poste auxiliaire) du cap Sicié

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Sur cette photo de la tourelle C, on distingue en  arrière plan quelques abris en tôle métro

Cette organisation est modulable, mais elle donne un aperçu concret de l'aménagement d'un poste de direction de tir. Environ 15 personnes occupent les différents postes à pourvoir. Les ordres aux chambres de tirs de la batterie sont transmis par liaison téléphonique.
A Cepet, le PD, PDT est implanté à la pointe sud (voir le plan), La direction de tir utilise plusieurs PA notamment au mont des Salins, au cap Sicié où encore à la batterie de La Cride.
En 1939, le système défensif de Toulon est assez impressionnant et comprend une série de batteries implantées aux points névralgiques de l'arrondissement, Pour ne citer que quelques unes, La Cride 3x138 mm, le complexe de St.Elme-Les Sablettes 3x100 et 3x138 mm, La Croix des Signaux 4x164 mm et 2x75 mm, Les Mèdes 4x164 et 2x75 mm, La Badine 4x120, presqu'île de Giens 6x240 et 4x95, Carqueiranne 4x240 , 4x194 et quelques pièces de 95 mm.
Quelques images d'archives:

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Le site et l'une des tourelles en bas, après les bombardements

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Pièce de 75 française en défense antiaérienne - Cepet

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Batterie secondaire de la Croix des Signaux

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La tourelle Friedrich

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Cépet: Poste de direction de tir, chambre d'observation (F.Paufavel - Inventaire général Provence Alpes Côte d'Azur)
Fin....
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MessageSujet: Re: Fortifications des années trente - Le cap Cepet   Sam 13 Oct 2018 - 6:23

Merci beaucoup , il y a de la recherche .
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TARTARIN

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MessageSujet: Re: Fortifications des années trente - Le cap Cepet   Sam 13 Oct 2018 - 7:39

Bonjour,

Bravo !
Excellent travail !!!

TARTARIN


Peu importe que le chat soit rouge ou blanc, l'important c'est qu'il attrape les souris.
TENG XIAOPING
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morin etienne belfra

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MessageSujet: Re: Fortifications des années trente - Le cap Cepet   Sam 13 Oct 2018 - 8:49

Merci daniel pour cette exellent post ? pour st mandrier que reste t'il ??


lien axis de cette batterie.

https://forum.axishistory.com/viewtopic.php?f=70&t=162028&p=2150565&hilit=cap+cepet#p2150565


{-----------------------------------------------------------------------------------------------}
 

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jobunker-belfra

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MessageSujet: Re: Fortifications des années trente - Le cap Cepet   Sam 13 Oct 2018 - 10:57

super site

merci pour les photos cheers
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ORION

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MessageSujet: Re: Fortifications des années trente - Le cap Cepet   Sam 13 Oct 2018 - 13:23

Bonjour,
@ Etienne: Il y a beaucoup de choses à dire sur cette batterie. Merci pour le lien Axis, mais les photos présentes sont difficiles à obtenir légalement. Je suis rentré dans les tunnels de Cepet en 1975 lorsque j'étais sur place au CIN de St.Mandrier. Il y avait encore de belles choses à voir mais j'étais jeune et sans appareil photo à l'époque. En 1978 j'y suis retourné, tout était pratiquement bouché mais on pouvait descendre dans les puits de tourelle par les conduits de ventilation, aventure périlleuse mais qui valait le coup. Aujourd'hui les installations existent toujours mais enterrées, ce qui est dommage, terrain militaire oblige.
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morin etienne belfra

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MessageSujet: Re: Fortifications des années trente - Le cap Cepet   Sam 13 Oct 2018 - 20:55

ok daniel merci de ta rèponse !!


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un Homme de basse condition qui se comporte avec arrogance et orgueil est copieusement détesté
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BTF

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MessageSujet: Re: Fortifications des années trente - Le cap Cepet   Dim 14 Oct 2018 - 12:43

Bonjour
Voici ce que j'écrivais il y a onze ans sur le forum "Sudwall":
"Une petite précision si vous le permettez, afin de rectifier une erreur souvent répétée. Le canon de 100 Mle 1897 installé sur le toit des tourelles de Metline et de Cépet n'est nullement destiné au tir d'obus éclairants. Il convient d'ailleurs de revenir sur la technique d'éclairage d'un objectif dans le tir de nuit. L'obus éclairant n'est pas tiré pour illuminer le but, mais pour créer sur la mer, en arrière de celui-ci, une flaque lumineuse, sur laquelle il se détache. On voit donc que la portée du canon chargé de tirer les obus éclairants doit être sensiblement supérieure à la distance de l'objectif. Si l'on considère que la portée du canon de 340 Mle 12 est d'environ 35 kilomètres, et celle du canon de 100 Mle 1897 de l'ordre de 12 kilomètres, on voit bien que celui-ci ne serait pas capable d'assurer la mission d'éclairage, même si les portées d'engagement en tir de nuit sont souvent plus faibles. La cadence de tir du canon de 100 est d'autre part trop lente pour assurer le dépotage d'un nombre suffisant d'obus éclairants, permettant la poursuite d'un navire lancé à grande vitesse. Terminons en signalant que la formation de la flaque lumineuse est très tributaire de la houle. Quand celle-ci est trop forte, la brillance diminue fortement. C'est pourquoi ce système ne peut-être considéré que comme un palliatif, en l'absence de projecteur performant.
Les canons installés sur le toit des tourelles de 340 sont en réalité destinés au tir réduit, permettant l'entrainement du personnel de la batterie, sans entamer le potentiel des tubes de gros calibre, qui est d'environ 200 coups. On trouve d'ailleurs le même dispositif sur les tourelles des cuirassés, ou les canons de tir réduit sont souvent disposés de part et d'autre de la tourelle. On les distingue sur la photo du Richelieu.
Sur la batterie de Cépet, il faut lire absolument le livre de JF Roudier "Les canons de St Mandrier", aux éditions La Plume du Temps, et sur Metline, celui de votre serviteur "Les défenses de Bizerte", chez Alain Chazette."
Je n'ai rien d'autre à ajouter sur ce point précis.

D'autre part:
- dans la défense des côtes, on n'utilise pas le terme "batterie lourde", mais batterie d'artillerie principale, au-dessus de 164 mm, puis secondaire, au-dessus de 120 mm et jusqu'à 164 mm, et légère, jusqu'à 120 mm inclus.
- la légende concernant la tourelle du cuirassé Lorraine est erronée. La tourelle Mle 24, pour Cépet, et Mle 28, pour Metline, n'a rien à voir avec les tourelles embarquées. Il s'agit d'un engin complètement différent, étudié pour la défense des côtes. La portée de ses canons est très supérieure, car leur affût peut pointer jusqu'à 45°, contre 23° pour les cuirassés, et encore, après la modernisation de ces derniers, effectuée entre les deux GM. Son système d'alimentation des tubes en projectiles et charges propulsives est également très différent de celui des tourelles embarquées.
- la description de l'armement du front de mer de Toulon est en partie erronée. En 1939, l'armement de la batterie de Giens compte quatre canons de 164 Mle 1893-96 sur affût C Mle 23. Sa section éclairante compte deux canons de 75 E. Celle de Carqueiranne compte quatre canons de 164 Mle 1893-96 sur affût Mle 1893-28, et une section éclairante avec deux canons de 75 E.
- la légende de la photo du canon de 75 est erronée. Il s'agit d'un canon de 75 Mle 1897 sur affût approprié au tir des obus éclairants (dit canon de 75 E), de la section éclairante  de la batterie de la Croix des Signaux.
Vous pourrez vous référez, concernant la batterie de Cépet, outre l'incontournable livre de JF Roudier, cité plus haut, à mon article paru dans le numéro 269 de 39-45 Magazine. Concernant les batteries d'artillerie secondaire du front de mer de Toulon, voir les numéros 252 et 253 du même magazine.
Sans compter d'autres articles consacrés au différents matériels d'artillerie légère (75, numéro 226, 95, numéro 239, 120, numéro 221). Je sais bien que certains me traiterons de "monsieur je sais tout". Mais plus de trente-cinq ans de recherches dans les archives et sur le terrain ne peuvent que laisser des traces...
JJ
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MessageSujet: Re: Fortifications des années trente - Le cap Cepet   Dim 14 Oct 2018 - 16:40

Bonjour,
Merci BTF pour toutes ces précisions, on apprends tous les jours. Le but de l'article était simplement de donner une idée approximative des installations de Cépet sans entrer trop dans le détail. Il faudrait alors des pages et des pages tant il y a à raconter.
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